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E) Miscellanées

Éric Schnakenbourg
24 décembre 2021

La France et le commerce de la mer Noire au XVIIIe siècle

La Russie du XVIIe siècle est l’un des principaux fournisseurs de matériaux de marine du marché européen. À cette époque, Arkhangelsk est le seul accès maritime de l’empire des tsars. Les Hollandais dominent les échanges avec ce port de la mer Blanche comme ils le font, avec les Anglais et les Hanséates, pour les ports de la Baltique, alors occupés par les Suédois. Le commerce franco-russe repose sur un paradoxe : les marchandises françaises (vins, eaux-de-vie, textiles et autres produits manufacturés) sont demandées sur le marché russe, mais elles y sont apportées par des étrangers. Jean-Baptiste Colbert, contrôleur général des finances, est déterminé à mettre un terme à cette situation. Il cherche donc à encourager le développement d’une puissante marine de guerre et de commerce. Cette ambition conduit Louis XIV à s’intéresser à l’établissement de relations commerciales directes avec la Russie, alors que les rapports diplomatiques avec cette puissance sont épisodiques.

En 1696, le jeune tsar Pierre Ier réussit à prendre aux Ottomans le port d’Azov et ouvre à ses sujets un accès à la mer de ce nom. Même si les navires russes n’ont pas encore la possibilité de naviguer librement en mer Noire, le tsar veut stimuler l’intérêt des Occidentaux pour le commerce de son pays par le sud. En 1703-1704, il tente de convaincre l’envoyé de Louis XIV des avantages que les négociants français trouveraient au développement d’échanges directs passant par la mer Noire, car ils pourraient se procurer, outre des produits russes, des marchandises de Perse et d’Asie centrale (1). Mais la sévère défaite de ses armées face aux Ottomans en 1711, le contraint à abandonner Azov et à renoncer à son accès à la mer. Pour autant, l’idée d’un commerce russe méridional avec l’Occident a germé et elle perdurera pendant tout le XVIIIe siècle.

L’intérêt français pour le commerce de la mer Noire

La réflexion sur l’intérêt qu’aurait la France à entretenir des relations commerciales directes avec la Russie resurgit à Versailles à l’occasion de la guerre de Sept Ans (1756-1763), qui met en lumière la nécessité pour le royaume de s’assurer d’un approvisionnement sûr et régulier en matériaux de marine. En 1759, le chevalier d’Éon, alors secrétaire de l’ambassade de France à Saint-Pétersbourg, constatant la domination anglaise en Baltique, affirme que « nos navires seront plus à l’abri de leurs incursions dans la Méditerranée. On peut ajouter à ceci que cette partie est pour ainsi dire toute neuve, et que pour cette raison on doit y trouver encore de grands avantages » (2). L’agent français souligne deux atouts du commerce de la mer Noire : d’une part, la sécurité pour la navigation française ; d’autre part, l’importance des ressources naturelles qui, jusqu’alors, n’ont pas été exploitées et qui pourraient arriver en France à meilleur marché que celles du Nord. Cet intérêt renouvelé pour le commerce de la mer Noire correspond aux ambitions du gouvernement russe qui, depuis qu’il a recouvré Azov en 1740, souhaite promouvoir ses échanges par la mer Noire. Cependant, les obstacles à surmonter sont encore nombreux. Le premier est le refus catégorique des Ottomans d’autoriser les navires étrangers à naviguer sur la mer Noire qu’ils considèrent comme une mer intérieure et en réservent la fréquentation à leur seul pavillon. La deuxième difficulté est l’absence de tout cadre dans lequel les transactions pourraient prendre place. C’est ce qui décide Louis XV à nommer le baron Tott consul général de France en Crimée, en 1767 (3). Il est notamment chargé d’évaluer les potentialités du commerce de la mer Noire. Enfin, il faut convaincre les Ottomans que la France ne cherche qu’à obtenir des matériaux bruts pour sa marine et ses manufactures et ne veut vendre aux Russes que des draps et du vin. Il faut aussi rassurer le gouvernement de Constantinople qui craint que sous le couvert d’un commerce de vivres, les Français ne procurent aux Russes ce qui leur manque pour développer une puissante marine de guerre en mer Noire, celle-ci pouvant être le prélude à la conclusion d’une alliance entre Versailles et Saint-Pétersbourg.

C’est dans ce contexte qu’éclate en 1768 une nouvelle guerre russo-ottomane. En 1774, le traité de Koutchouk-Kaïnardji reconnaît aux Russes un accès au littoral de la mer Noire, ainsi que la liberté de navigation et de passage de leur pavillon par les détroits menant à la Méditerranée. C’est un grand succès pour Catherine II qui a réussi à ouvrir son pays vers le sud, comme Pierre le Grand l’avait fait pour le nord au début du XVIIIe siècle. À cette époque, le ministre des Affaires étrangères de Louis XVI est le comte de Vergennes qui a été ambassadeur à Constantinople entre 1755 et 1768. Il est un bon connaisseur du commerce de la mer Noire sur lequel il a rédigé plusieurs mémoires pour montrer les avantages que la France pourrait tirer d’un accès direct au marché russe par le sud. Cette opinion est partagée par son successeur à Constantinople, le comte de Saint-Priest, qui estime possible d’ouvrir par cette voie « un débouché prodigieux à nos cafés, à nos sucres, à nos indigos, à nos cochenilles et à toutes les marchandises du cru de nos colonies. […] Nous débiterons, avec un bénéfice énorme, nos vins de Provence, de Languedoc et de Dauphiné, nos dorures et même nos draps. […]. Nous trouverions peut-être beaucoup d’avantages à acheter de première main par cette voie les pelleteries, les tabacs, les chanvres et les cuirs de Russie » (4). Sur le plan stratégique, le début de la guerre contre l’Angleterre pour l’indépendance américaine en 1778, entraîne de graves perturbations de l’approvisionnement des arsenaux français en matériaux de marine de la Baltique, ce qui renforce les avantages à espérer de relations méridionales avec le marché russe. Cependant, il faut encore déterminer les conditions dans lesquelles ces nouveaux échanges franco-russes pourraient prendre place.

Les premiers échanges franco-russes par la mer Noire

De son côté, l’impératrice Catherine II est déterminée à mettre en valeur les territoires qu’elle a conquis sur les Ottomans, auxquels elle donne le nom de Nouvelle Russie, et dont elle confie l’administration à son favori, le prince Grigori Potemkine. En juin 1778, un oukase fonde officiellement Kherson, sur le Dniepr, destinée à devenir le port de la future flotte de la mer Noire et l’entrepôt des marchandises russes pour le commerce de la Méditerranée, l’équivalent pour le sud de ce qu’est Saint-Pétersbourg dans le nord. L’ambassadeur de France auprès de Catherine II, le marquis de Vérac, réunit alors des informations sur les matériaux de construction navale qu’il serait possible d’obtenir par Kherson. Il souligne les grandes quantités de bois et de chanvre d’Ukraine qui pourraient être expédiées vers les arsenaux français (5). De son côté, Potemkine a fondé une compagnie de négoce, la Compagnie de la mer Noire, qui a le monopole des échanges avec l’Empire ottoman et, au-delà, avec la France. En mai ou juin 1780, un premier navire battant pavillon russe quitte Kherson à destination de Toulon (6). Cette expédition convainc des négociants français de se lancer dans l’aventure, et ils signent une série de contrats avec la Compagnie de la mer Noire. Le premier à s’y risquer est Joseph Raimbert, propriétaire de la principale maison de commerce française de Saint-Pétersbourg, qui passe commande d’une cargaison de tabac d’Ukraine au printemps 1781. Les suivants sont les associés de la maison négociante marseillaise, Peschier, Bouillon et Compagnie qui font venir en France du tabac, du fer, de la toile à voile, des cordages et de la viande salée. Ces premiers échanges sont l’occasion de définir le traitement douanier des bâtiments russes qui devraient s’acquitter d’un droit de 20 % de la valeur de leur cargaison à leur entrée dans la cité phocéenne, à l’instar des autres navires étrangers. Mais Louis XVI décide d’une suspension de cette taxe, une faveur qui, selon Vérac, fait « un excellent effet » à Saint-Pétersbourg (7). Vergennes, qui souhaite donner un encouragement à ce nouveau commerce, demande à Vérac d’y accorder toute son attention (8). Il doit encourager les Russes à entreprendre eux-mêmes le transport de leurs productions vers la France, car les Ottomans refusent toujours de laisser entrer les navires étrangers en mer Noire.

Dès 1781, des Français sont établis dans la région, vingt-deux d’entre eux résident à Kherson « comme perruquiers, cordonniers, horlogers, tailleurs, dont plusieurs sont mariés avec des femmes du pays […]. Presque tous sont de Marseille et des environs », témoigne le voyageur français Pierre-Claude Poterat qui s’est rendu sur place (9). Certains ont fondé des maisons de commerce qui sont autant de partenaires potentiels pour les négociants du royaume désireux de se lancer sur le marché russe (10). Parmi eux, se trouve la grande figure du commerce français en mer Noire dans les années 1780, Antoine-Ignace Anthoine (11). Ce négociant marseillais, établi à Constantinople depuis une dizaine d’années, a noué de nombreux contacts avec les ambassadeurs de France et de Russie dans la capitale ottomane. Il leur a remis plusieurs mémoires sur la manière dont il compte entreprendre le commerce de la mer Noire. Mais il souhaite visiter préalablement les établissements de la Nouvelle Russie, puis se rendre à Saint-Pétersbourg pour négocier directement avec les ministres de Catherine II (12). Il quitte Constantinople en avril 1781, avec l’approbation du gouvernement français, et gagne Kherson. Il y reçoit un accueil « plein de bonté et d’intérêt » du général Hannibal, gouverneur de la ville, qui lui donne des terrains pour bâtir une maison et des entrepôts (13). Ce séjour conforte Anthoine dans ses convictions : « Tout ce que l’on m’a dit des rapports mercantiles qui pouvaient s’établir entre la Pologne et Cherson, ne servit qu’à me confirmer dans l’opinion que j’en avais conçue, et me fit considérer cette place comme le point central des principales opérations de commerce des Russes et de celui des Polonais sur la mer Noire, comme capable surtout de détourner et d’attirer à lui une partie des relations que la mer Baltique avait avec les ports de la Méditerranée et de les augmenter considérablement » (14). Les échanges directs avec la France lui semblent d’autant plus aisés à instaurer que, sur la dizaine de bâtiments russes employés au commerce de la mer Noire, quatre ont des capitaines français (15).

Après Kherson, Anthoine se rend à Saint-Pétersbourg. Il fait remettre au prince Potemkine un mémoire dans lequel il expose ses projets commerciaux. Il lui présente une dizaine de mesures qu’il juge indispensables au développement du commerce de Kherson, notamment la conclusion de traités avec les Ottomans pour la sécurité du commerce, l’octroi de nouveaux droits en faveur des étrangers (utilisation du pavillon russe, possibilité de faire du commerce dans l’intérieur de la Russie), des exemptions fiscales et douanières à Kherson, ainsi que l’installation sur place d’un consul de France (16). Anthoine doit attendre plusieurs mois avant que Potemkine ne prête attention à son mémoire. Ce manque d’empressement peut s’expliquer par le fait que le prince souhaite exercer la plus grande part du commerce de Kherson et que, dans cette perspective, Anthoine est plus un concurrent qu’un partenaire. Finalement, après un séjour de sept mois à Saint-Pétersbourg, le négociant français obtient de Catherine II plusieurs facilités, dont une réduction à 5 % des droits de douane, au lieu de 20 % comme pour tous les étrangers. En juillet 1782, il est de retour à Kherson où il fonde avec son frère Louis et un associé la maison de commerce Anthoine frères, Sauron et Compagnie. Il repart ensuite pour Versailles en passant par la Pologne. Il constate sur place tout le potentiel du sud du pays, notamment sa riche production céréalière qu’il estime possible d’exporter en France via Kherson. Au cours de son voyage, il traverse également de grandes forêts dont les arbres lui paraissent très utiles aux arsenaux français. Il apprend en outre qu’une compagnie polonaise pour le commerce oriental est en voie de constitution et qu’elle rassemble « les plus grands propriétaires terriens de l’Ukraine et de la Volhynie et trois riches banquiers de Varsovie » (17). Parvenu dans la capitale polonaise, Anthoine engage des discussions avec eux et réussit à les convaincre d’expédier leurs produits à Kherson d’où ils seront embarqués pour la France (18).

Fort de ce succès, Anthoine arrive en France et rencontre Vergennes ainsi que Castries, le secrétaire d’État de la Marine. Il achève de les convaincre de la possibilité d’approvisionner les arsenaux royaux en bois polonais via la mer Noire (19). Le négociant marseillais se voit accorder satisfaction sur la quasi-totalité de ses demandes (exemptions fiscales, obtention d’un prêt, cession de navires), moyennant la promesse d’approvisionner l’arsenal de Toulon. Dès lors, plus rien ne s’oppose au lancement de son entreprise. Il arme quatre navires qui lèvent l’ancre pour Kherson en janvier 1784. Le contexte est d’autant plus favorable que l’année précédente, Catherine II a annexé la Crimée, renforçant ainsi son emprise sur le pourtour septentrional de la mer Noire. La même année, elle conclut un traité de commerce avec l’Empire ottoman qui accorde de nouvelles facilités aux bâtiments russes empruntant les détroits du Bosphore et des Dardanelles. Entre-temps, plusieurs artisans français se sont établis à Kherson ainsi que de nouvelles maisons de commerce, généralement marseillaises, qui peuvent assurer la transformation et l’exportation des marchandises russes et polonaises (20). Au début de l’année 1786, Anthoine dresse un bilan positif des deux premières années de son activité (21). Ses bâtiments naviguent sous pavillon russe et portent le nom des principales personnalités de l’empire : le Catherine Seconde, le Prince Potemkin, ou encore le Général Hannibal (22). Une part importante de l’activité d’Anthoine lui vient des commandes du secrétariat d’État de la Marine.

Entre 1784 et 1787, une cinquantaine de navires arrivent à Marseille en provenance de la mer Noire, dont la moitié armés par Anthoine. Mais ce nouveau commerce se révèle bien décevant pour les autorités. Les économies réalisées sur le prix des fournitures navales par rapport aux importations de la Baltique ne représentent que la moitié de ce qui était espéré. Par ailleurs, Anthoine se montre plus intéressé par des spéculations lucratives sur le blé pour son propre compte, que par le respect des engagements contractés avec le gouvernement (23). Enfin, il apparaît que les fournitures navales destinées à la Marine sont de piètre qualité. En effet, les propriétaires des forêts de Pologne continuent à envoyer leurs meilleures productions vers le nord. Les bois qui arrivent à Kherson sont ceux qui auraient difficilement trouvé preneur à Riga, au point que Castries les qualifie de « rebut des négociants du Nord » (24).

Finalement, le commerce de la mer Noire ne répond pas aux espoirs placés en lui, comme l’exprime alors sans détour un député du Conseil de Commerce : « dans l’état actuel des choses, des opérations vastes et prochaines avec la Russie par la mer Noire semblent devoir être mises au rang de chimères » (25). La guerre russo-ottomane qui éclate en 1787, vient encore aggraver la situation, contraignant Anthoine à céder ses établissements de Kherson en 1789. Cependant, la présence française sur les rives de la mer Noire a aussi une dimension politique. Elle permet au gouvernement de Versailles de montrer sa bienveillance vis-à-vis de la politique méridionale de Catherine II. En ce sens, cet épisode témoigne de la prise de conscience française de l’inversion du rapport de forces entre l’Empire ottoman et la Russie dans les années 1770 et 1780. Les efforts consentis pour aider les marchands français à Kherson, tout comme les concessions faites aux bâtiments russes sont autant de manifestations de la volonté française d’améliorer les rapports avec la Russie (26). À ce titre, la conclusion d’un traité de commerce entre les deux pays en 1787 peut être considérée comme une manifestation de ce rapprochement au long cours qui implique des ministres, des diplomates et des négociants. Le rôle joué par ces différents acteurs illustre l’imbrication des enjeux politiques et économiques dans les relations entre les deux pays, mais aussi la conviction établie à Versailles que la Russie est devenue une grande puissance susceptible d’être une alliée importante et un partenaire commercial majeur. 

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1. Compte rendu de l’audience de congé de Baluze, 29 août 1704, dans Sbornik Imperatorskago Russkago Istoritcheskago Obchtchestva, vol. 34, Sankt-Peterbourg, 1881, p. 37.

2. Francine-Dominique Liechtenhan (éd.), En Russie au temps d’Élisabeth. Mémoire sur la Russie en 1759 par le chevalier d’Éon, L’Inventaire, Paris, 2006, p. 110.

3. Il a laissé un récit de sa mission qui connaît un grand succès à la fin du XVIIIe siècle, F. Toth (éd.), Mémoires du baron de Tott sur les Turcs et les Tartares, Honoré Champion, Paris, 2004.

4. AAE [Archives des Affaires étrangères, La Courneuve], MD [Mémoires et Documents], Turquie, vol. 14, fol. 206, « Réflexions politiques sur l’indépendance des Tartares et sur la navigation des Russes dans la mer Noire », par Saint-Priest, 1772.

5. AAE, CP [Correspondance politique], Russie, vol. 106, fol. 345 et 346, Vérac à Vergennes, 30 mai 1781.

6. Hans Halm, Gründung und erstes Jahrzehnt von Festung und Stadt Cherson (1778-1788), Wiesbaden, O. Harrassowitz, 1961, p. 48.

7. AAE, CP, Russie, vol. 107, fol. 53-53, Vérac à Vergennes, 3 août 1781.

8. AE, CP, Russie, vol. 107, fol. 82-83, Vergennes à Vérac, 16 août 1781.

9. Eric Schnakenbourg, Entre espionnage et curiosité, le voyage du marquis de Poterat vers la mer Noire 1781, Paris, Garnier Flammarion, 2011, p. 272.

10. Charles Carrière, Négociants marseillais au XVIIIe siècle. Contribution à l’étude des économies maritimes, Marseille, Institut historique de Provence, 1973, p. 977.

11. Antoine-Ignace Anthoine (1749-1826) se forme au commerce dans les maisons françaises de Constantinople. Il est anobli en 1786. Napoléon le nomme maire de Marseille en 1805 et le fait baron de Saint-Joseph trois ans plus tard. Il publie en 1820 Essai historique sur le commerce et la navigation en mer Noire, dans lequel il relate ses efforts pour exploiter le commerce de Kherson. Sur la carrière de ce personnage voir Gilbert Buti, « Du comptoir à la toge. Antoine Anthoine : négoce, familles et pouvoirs en Provence au XVIIIe siècle », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest, tome 112, n°4, 2005, pp. 201-215.

12. AAE, CP, Russie, vol. 105, fol. 33-34, Saint-Priest à Corberon, 8 août 1780.

13. AN [Archives nationales, Paris], AE, BI, vol. 989, fol. 386, « Mémoire sur les demandes du sieur Anthoine en Russie sur l’utilité du commerce que la France pourra faire par la mer Noire. Exposé et résultats des démarches en Russie », 1782.

14. Anthoine, Essai historique sur le commerce et la navigation en mer Noire, op. cit., p. 40.

15. AAE, CP, Russie, vol. 107, fol. 440, « Notions sur Kerson » par Anthoine, 1781.

16. Anthoine, Essai historique sur le commerce et la navigation en mer Noire, op. cit., pp. 102-104.

17. AN, AE, BI, vol. 989, fol. 373, « Mémoire sur les démarches du sieur Anthoine en Pologne et sur l’utilité du commerce que la France pourra y faire par la mer Noire », 1782.

18. AN, AE, BI, vol. 989, fol. 381, « Convention passée entre les membres de la compagnie polonaise qui s’est proposée de faire le commerce de Pologne par la mer Noire », 1782.

19. Anthoine, Essai historique sur le commerce et la navigation en mer Noire, op. cit., pp. 134 et 139-141.

20. Jan Reychman, « Le commerce polonais en mer Noire au XVIIIe siècle par le port de Kherson », Cahiers du Monde russe et soviétique, vol. VII, n°2, avril-juin 1966, p. 243.

21. AAE, CP, Russie, vol. 117, fol. 52, Anthoine à Vergennes, 26 janvier 1786.

22. AAE, CP, Russie, vol. 117, fol. 56, « État des navires arrivés de Kerson à Marseille en l’année en 1784 et en 1785 ».

23. Jean-Louis Van Regemorter « Légende ou réalité : Antoine Anthoine, pionnier du commerce marseillais en mer Noire », dans Jean Antoine Gili et Ralph Schor (dir.), Hommes, idées, journaux. Mélanges en l’honneur de Pierre Guiral, Paris, Publications de la Sorbonne, 1988, pp. 322-324.

24. Idem., p 323.

25. Jean-Louis Van Regemorter, La Russie méridionale, la mer Noire et le commerce international de 1774 à 1861, thèse d’État, Université de Paris-I, 1982, p. 64.

26. Frank Fox, "Negotiating with the Russians: Ambassador Ségur’s Mission to Saint Petersbourg, 1784-1789", French Historical Studies, n° 1, 1971, pp. 47-71.