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A) Politique étrangère & défense

Vera Agueïeva
1 Novembre 2019

Le soft power russe dans les pays baltes

Après l’effondrement de l’Union soviétique, les pays baltes représentent un espace complexe pour la diplomatie russe. La coopération demeure plombée par un passé commun, perçu différemment par les anciens membres de l’Union. La Russie actuelle utilise l’héritage soviétique à la fois comme un moyen de pression et comme un instrument d’« influence douce » sur ses partenaires baltes. 

Les ressources énergétiques restent aujourd’hui, pour Moscou, le mode d’influence le plus dur sur les États baltes. L’Estonie, la Lettonie, la Lituanie dépendent, toutes les trois, à 90 % du pétrole russe et à 100 % du gaz. Mettant à profit sa situation privilégiée sur le marché énergétique d’Europe orientale, la Russie a maintes fois recouru aux instruments de hard power pour atteindre ses objectifs de politique étrangère. Ainsi, les spécialistes ont calculé qu’entre 2000 et 2006, elle avait usé de la pression énergétique contre ses partenaires étrangers une quarantaine de fois, principalement envers des pays de la CEI, mais aussi de certains États d’Europe centrale et orientale. 

Néanmoins, à côté de ces manifestations de fermeté, la Russie s’est dotée d’un arsenal de soft power dans ses relations avec les pays baltes. La présence d’un réseau d’information dans cette région est pour elle un acquis indubitable... [À SUIVRE] 



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